Dans la première moitié du 20e siècle, la Congrégation a aussi aidé plusieurs jeunes enseignantes, religieuses et laïques, à se perfectionner et à obtenir des diplômes et des grades supérieurs. En 1916, on lançait à la Maison mère la série des Conférences pédagogiques du samedi, subventionnées en partie par la Commission des écoles catholiques de Montréal. L’année suivante, l’Université Laval reconnaissait un cours de trois années de conférences du samedi et établissait la réglementation pour un programme conduisant à un diplôme. Près de trois cents enseignantes s’inscrivirent et, en 1920, soixante-dix terminaient les deux années du programme et recevaient le Certificat de compétence pédagogique. En 1921, quatre cent soixante enseignantes reçurent le certificat et quatre-vingt-neuf complétèrent le programme de trois ans pour décrocher un Diplôme supérieur. Devant une telle réussite, le gouvernement du Québec adopta une loi sur les Instituts pédagogiques et les Écoles normales supérieures.
À l’automne 1926, l’Institut pédagogique ouvrait ses portes dans le nouvel édifice qui hébergeait aussi le Collège Marguerite-Bourgeoys. Affilié à l’Université de Montréal, il offrait un diplôme supérieur en pédagogie pour le primaire et les grades du baccalauréat, de la maîtrise et du doctorat en pédagogie. L’École normale de musique, partie intégrante de l’Institut, affiliée elle aussi à l’Université de Montréal, s’ouvrit en 1926; elle offrait des programmes menant au certificat et à divers grades, notamment au doctorat en enseignement de la musique.
